Croissance mondiale : « une déception est inévitable »

November 13, 2014  |  Finance

En période d’incertitude économique, le cours du cuivre a toujours représenté un bon indicateur de la situation. Avec actuellement une baisse de plus de 2,7 % et un arrêt des commandes de la part de nombreux pays, il est possible d’affirmer que l’inquiétude concernant la croissance mondiale est fondée.

Un ralentissement des achats chinois

Croissance mondiale

Le gouvernement réalise actuellement des enquêtes sur les stocks de cuivre qui ont été réalisés par certaines personnes. Le marché est donc stoppé à l’heure actuelle, ce qui ne signifie pas qu’il ne reprendra pas par la suite. La situation de la Chine est simplement mise entre parenthèses mais sa demande en cuivre pourrait être de nouveau importante à la fin de ces enquêtes devenues indispensables.

La situation est davantage inquiétante car les autres pays du monde ne sont pas parvenus à maintenir le cours du cuivre, dont la valeur support a largement chuté. Cette situation indique que la croissance dans les pays du monde est en retrait car les secteurs industriels, immobiliers ou encore automobiles ne demandent pas un apport d’une quantité de cuivre suffisante. Il semblerait que l’ensemble du monde brille par son manque de projets pour rétablir une certaine croissance.

Des investisseurs trop confiants

Trader

Au niveau de l’économie chinoise, le gouvernement semble avoir amorcé une période de stabilisation afin de mettre en place des bases solides qui vont permettre par la suite d’adopter une croissance annuelle toujours importante mais nettement moins que celle connue ces dernières années. La déception semble donc être le destin annoncé pour des milliers d’investisseurs qui ne prennent en compte que la Chine comme indicateur.

Même si elle reste le principal importateur de cuivre au monde, il était indispensable d’anticiper un ralentissement de la croissance car elle ne peut en aucun cas être rapide de façon continue. Au niveau des autres pays, aucun mouvement permettant d’indiquer que des achats vont être réalisés n’apparaît. Les besoins en cuivre sont même inférieurs aux chiffres qui sont habituellement ceux de certains pays comme les États-Unis.

Cours à un seuil de 309, les analystes spécialisés estiment qu’il pourrait rapidement baisser au-dessous des 290. Même si les indicateurs techniques n’envisagent pas encore cette configuration, il faut admettre que la demande européenne en cuivre est infime et que les autres pays du monde, à l’exception des pays émergents, n’ont guère besoin de ce métal à l’heure actuelle.